À quoi peut rêver un jeune couple installé en Suisse romande, une fois des études achevées, des rêves de voyages réalisés et un solide contrat de travail en poche ?
À devenir propriétaire « d’un toit » vraisemblablement !
En Suisse romande, l’accès au logement pour les jeunes actifs n’est plus seulement difficile : il devient structurellement excluant. Dans les cantons de Genève et Vaud, le taux de vacance est tombé à 0,34 % et 0,89% respectivement en 2025, selon l’Office fédéral de la statistique. À Lausanne, certains quartiers affichent même un niveau proche du taux de vacance genevois, ce qui correspond à une situation de pénurie totale.
Les loyers suivent une trajectoire tout aussi implacable. Entre 2010 et 2024, ils ont augmenté de près de 20 % en Suisse romande, mais de plus de 30 % dans les centres urbains. Résultat : un deuxpièces à Genève peut dépasser 2 300 francs, tandis qu’à Lausanne il faut compter 1 900 à 2 100 francs. Pour un jeune actif gagnant un salaire médian d’environ 5 500 francs, le taux d’effort dépasse souvent les 40 %, bien au-delà de la logique bancaire qui préconise un endettement maximum de 30% du revenu.
Face à la pénurie de logements disponibles, les régies peuvent aujourd’hui se montrer particulièrement sélectives. Elles privilégient généralement des candidats disposant de revenus représentant au moins trois fois le montant du loyer, d’un emploi stable — le CDI restant perçu comme une garantie de sécurité — ainsi que d’une solide garantie bancaire. Dans bien des cas, les jeunes couples doivent encore compter sur le soutien financier de leurs parents pour espérer convaincre la régie.
Quant à la propriété, elle devient un horizon lointain. Avec des taux hypothécaires oscillant entre 2,5 % et 3 % et l’obligation d’apporter 20 % de fonds propres, seuls les jeunes bénéficiant d’un soutien familial significatif peuvent envisager un achat.
Pour ceux qui ne peuvent accéder à un prêt immobilier faute d’un apport suffisant, il reste souvent deux options : prolonger sa vie de locataire tout en menant une existence d’écureuil, entièrement tournée vers l’épargne, ou choisir de « s’exiler » vers des régions où les prix de l’immobilier demeurent plus accessibles.
Face à ces enjeux, celles et ceux que le marché immobilier intéresse et qui souhaitent s’y former peuvent suivre le diplôme d’assistant·e en gestion immobilière proposé par l’école Schulz. Les étudiants y développent des compétences en droit et comptabilité immobilière, ainsi qu’en techniques de construction, leur offrant une réelle autonomie dans les différents métiers du secteur, qu’il s’agisse de la gérance, du courtage ou encore de la promotion immobilière.


